Au fur et à mesure qu’on se rapproche du parc d’Etosha, la route devient plus belle… une vraie route, bitumée.

Il y a 4 portes pour entrer dans la réserve: la porte Galton à l’ouest, les portes Anderson ou Ombika au sud, la porte Von Lindquist à l’est et la porte King Nehale Iya Mningana au nord.

 

235 kms- 3h30 (C43, C40, C35)

 

 

 

 

On a réservé les 2 premières nuits au camp OLIFANTRUS, tout nouveau qui vient d’ouvrir complètement à l’ouest (une partie autrefois réservée aux scientifiques), nous choisissons donc d’entrer par la porte Galton.

 

 

On doit s’enregistrer et payer un droit de séjour par journée dans le parc de 80 NAD/personne + 10 NAD pour le camion soit 850 NAD (un peu moins de 60€) pour 5 jours en plus des hébergements.
On nous donne toutes les consignes de sécurité: respecter la limite de 60km/h maxi, ne jamais sortir du véhicule, ne pas faire du hors piste…
Pensez bien à ce moment à demander à acheter le livret avec le plan du parc si on ne vous le propose pas spontanément. Nous avons croisé beaucoup de gens qui ne l’avaient pas et qui le regrettaient car il est bien fait et très utile pour pouvoir se balader tout seul dans le parc. Vous pourrez également l’acheter dans la boutique du camp d’OKAUKUEJO.

 

Photo 118a Plan Olifantsrus

 

Le camp se trouve à 73 kms de l’entrée par le chemin le plus court. Le paysage est très très sec et tous les animaux sont plus ou moins regroupés autour des ponts d’eau. Il suffit de s’y arrêter et de regarder le défilé permanent de toutes les espèces. C’est étonnant d’ailleurs de constater qu’il y a comme une sorte de trêve pour que des espèces qui ne cohabitent pas d’ordinaire puissent s’abreuver tranquillement côte à côte…

 

A chaque arrivée dans un camp, il faut aller s’enregistrer pour qu’on nous donne un emplacement. Il y en a de meilleurs que d’autres et il vous faudra user de votre charme pour pouvoir changer si l’emplacement qu’on vous a octroyé à l’avance ne vous convient pas. Pas trop de souci à OLIFANTSRUS, le camp étant tout récemment ouvert, il n’est pas très connu donc peu fréquenté et pas encore complètement aménagé. On nous dit qu’on peut s’installer où on veut, on choisit donc une exposition ouest pour la lumière du soir… Il y a seulement un autre véhicule sur le camp, un  4X4 avec un look safari d’enfer !!!

 

 

Très vite, on se pose la question sur la présence d’un grand portique. Ce n’est que le lendemain, en allant visiter le petit « musée » de la maison d’accueil sur les conseils d’une touriste anglaise que nous aurons la réponse. En fait, le camp a été construit sur un abattoir d’éléphants et le portique n’est qu’une potence où on les attachait pour dépecer leurs carcasses !!!

Entre 1983 et 1985, une surpopulation d’éléphants menaçant l’écosystème du parc, il fut décidé d’en éliminer 525! Les troupeaux de 10 à 20 têtes étaient rabattus par hélicoptères puis abattus un par un en commençant par la matriarche. Ils étaient ensuite ramenés sur le site du camp et dépecés. Leur viande était conditionnée en boites de conserve et les trophées (pattes, oreilles,…) vendues dans des boutiques de souvenir à Windhoek !!!

J’avoue que, du moment où j’ai appris cette histoire, j’avais hâte de quitter ce camp car même si les locaux sont fiers de montrer aux visiteurs qu’ils mettent tout en œuvre pour la préservation du parc ( même avec des moyens discutables), il règne une mauvaise énergie autour de ce portique.

 

 

La particularité de ce camp, c’est une longue passerelle aérienne qui mène à une rotonde installée au pied d’un point d’eau. On peut y observer les animaux du dessus à l’étage ou au niveau de l’eau, derrière des vitres, au rez de chaussée. Et cerise sur le gâteau, comme il est en hauteur et très protégé, il est ouvert H24, on peut donc y aller jour et nuit contrairement aux points d’eau des autres camps. Une petite insomnie et hop, on va voir ce qui s’y passe… et de nuit, évidemment il y a les animaux nocturnes qu’on ne peut pas voir dans la journée dont beaucoup de prédateurs…
Durant ces 2 jours, on est étonnés de ne voir qu’un éléphant solitaire, se souviendraient-ils du massacre?
C’est un lieu d’observation très agréable surtout pour voir des ruminants… Il reste ouvert la nuit pour y voir les animaux nocturnes.
Pas de restaurant sur le site, uniquement un snack qui vend des boissons, des sandwichs et des croque-monsieur. Une prise électrique sur l’emplacement mais pas de robinet. Les blocs sanitaires sont flambant neufs. Il y a même un coin lessive avec des éviers équipés de planche à laver intégrés, très pratique car avec l’air chaud et sec, les lessives sèchent en moins d’une heure !!!

 

 

Nous profitons de notre séjour pour aller faire la grande boucle à l’ouest par DOLOMITE CAMP. On visite tous les points d’eau sur le chemin. Certains sont plus beaux que d’autres, tous sont visités surtout par des ruminants…

 

 

 

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